édito 2018

Célébrons l’espérance !

Cela fait 7 Festivals que j’ai l’honneur de diriger, et nous voyons au fil des ans le public venir de plus en plus nombreux. 40% de public en plus entre 2016 et 2017. C’est pour nous, les 4 permanents (j’étais seul en 2012), les services civiques, les techniciens, l’administration et les bénévoles, une immense joie d’entendre et de voir dans nos salles vos émotions partagées. N’oublions jamais que c’est le public et les gens de théâtre qui font un festival. Jamais les uns ou les autres, séparés.

Un rituel vieux de 2500 ans.
Les Grecs payaient les citoyens les plus pauvres pour assister aux Grandes Dionysies, (concours de théâtre en l’honneur du dieu Dionysos) car ils mesuraient l’importance du débat public et de la confrontation des idées. C’était déjà un service public. Nous venons seuls dans une salle de théâtre et nous ressortons en groupe. C’est un beau symbole de l’Homme au coeur de la société. Ce rituel sans cesse répété n’empêche pas le renouvellement, car le monde et le public évoluent. Cet éternel recommencement est comme une renaissance, car il y a toujours un début et une fin de spectacle et nous ne savons jamais comment cela va commencer et comment cela va finir. Mais nous ne sommes pas seuls face à cet inconnu, nous sommes assemblés. Pour autant nous restons un être singulier et nous pouvons avoir un avis différent de notre voisin. Chaque individu vient avec sa bibliothèque personnelle de connaissances et de culture; ses réactions, ses émotions restent uniques. C’est la force du spectacle vivant qui ouvre les portes du plaisir partagé et du débat. Le théâtre est le lieu où chaque personnage défend un point de vue et cela depuis la Grèce antique. Le spectateur peut sortir d’une représentation avec lui aussi un point de vue divergent des autres spectateurs. C’est la démocratie qui est à l’oeuvre !

Les passeurs d’histoires cette année sont pour certains heureux de revenir, comme les comédiens de  Ploutos  et du Sicilien ou l’amour peintre  que vous avez découverts avec La Bande à Mandrin et qui nous ont régalés avec Roméo et Juliette  ou  Le songe d’une nuit d’été . Certains étaient déjà avec nous en 2012 avec  Ruy Blas . Clémence Longy, qui était en 2013 avec les élèves de l’ENSATT, revient avec  Tudor  et la compagnie L’agence de voyage imaginaire, qui vous a séduits avec  El Cid  l’an dernier, nous apporte sa vision décalée de Molière avec  Le Bourgeois gentilhomme .

D’autres passeurs d’histoires nous font l’immense plaisir de venir pour la 1ère fois aux Nuits, comme Michel Jonasz, Clémentine Célarié, Jacques Osinski, Monsieur Mouche et Patrice Thibault qui a été acteur avec les Deschiens.

Vous aurez le plaisir de découvrir la ville de Valréas et son patrimoine avec  Les rêveries de Mme Lulu d’Artabon , visite théâtralisée avec 15 comédiens et musiciens amateurs, écrite et mise en scène par Alain Ubaldi dont la compagnie  Kit  est en résidence depuis septembre à Valréas.

Notre Festival est comme la lune, toujours changeante, mais toujours présente.

Directeur Artistique
Gilbert Barba

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