édito 2019

Le coeur de notre Festival bat au rythme d’un jeune homme.

Ces battements, comme ceux d’un tambour, raisonnent dans les Nuits de juillet dans l’Enclave de Papes. L’écho de ces battements se mélange à ceux qui nous parviennent depuis maintenant 54 ans. Si on prête l’oreille, on peut encore entendre la voix de mes prédécesseurs, celle des centaines d’artistes et de techniciens qui sont passés par l’Enclave, car l’Histoire ne s’efface pas. Comme nous dirigeons un outil de service public, ce qui est le cas du Festival des Nuits de l’Enclave, comme c’est le cas avec un Centre Dramatique National, ou un Théâtre National, nous devons travailler pour que celui-ci vive au-delà de nous-mêmes, car, nous le comprenons aisément, une seule personne ne peut, même si elle le voulait, poursuivre la route éternellement. Le Festival des Nuits de l’Enclave est bien une oeuvre commune.

Évidemment, chacun apporte sa pierre et son style, mais la maison commune, celle qui fut créé en 1965, tient debout car elle fut construite dans le sillon d’un engagement politique fort, celui de la décentralisation théâtrale, celle des Vilar, Dasté, Planchon, Monnet et naturellement Jauneau. Malgré les tempêtes, ce sont ces fondations qui tiennent debout les théâtres en province. Et j’en profite ici pour remercier les institutions, qui soutiennent le Festival, pour certaines depuis sa création. Ce soutient indéfectible apporte une richesse à notre territoire et aux citoyens qui le composent.
Fort de cet accompagnement et de celui du public qui augmente chaque année, fort du soutien des bénévoles du Festival, qui sont un des maillons essentiels de notre chaîne, fort de la compétence du personnel administratif, fort de la qualité du travail des techniciens, avant, pendant et après le Festival, qui bravent le vent, la pluie et le soleil, nous pouvons ouvrir nos portes pour accueillir les artistes qui nous feront rêver, réfléchir et finalement aimer la vie.

Comme chaque année, nous accueillons des « figures populaires » et des artistes de « troupe » car le théâtre est comme notre système solaire, rempli de planètes toutes différentes et cependant toutes essentielles les unes aux autres. Nous voyagerons encore dans des univers différents car le théâtre ne se réduit pas à une seule esthétique. Les poètes se feront écho les uns aux autres pour notre plus grand plaisir et, une fois encore, nous voguerons de la Grèce antique à nos jours avec gourmandise.

Gilbert Barba
Directeur Artistique
du Festival des Nuits de l’Enclave


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