auteurs en résidence

Résidences 2018-2019

ACCUEIL D'AUTEURS EN RÉSIDENCE

Depuis mai 2012, nous accueillons des auteurs en résidence. L’association « les Nuits de l’Enclave » et son directeur artistique, qui est lui-même auteur, estiment que l’écriture contemporaine est un axe important de la production théâtrale.
 
Comme nous l’avons expliqué plus haut, le Festival accueille un nombre important d’artistes et organise des stages, des ateliers. La présence d’auteurs semble une évidence, car le poète est souvent le pilier central d’une création théâtrale.
 

Nous avons souhaité donner la possibilité
à un auteur de mener à bien son projet d’écriture.


 
Dans la grille de programmation du Festival, nous avons ouvert des plages horaires pour faire entendre les textes en cours, ou déjà publiés, de l’auteur en résidence, ainsi que des travaux effectués en atelier d’écriture.
 
La présence d’un auteur en résidence, nous permet de faire se rencontrer les publics adultes et enfants, comédiens et auteurs. L’objectif final étant de dire et de prouver une fois de plus, que les pratiques artistiques ont leur place en milieu scolaire, auprès de n’importe quelle population, que l’écriture contemporaine permet de mieux cerner les problématiques d’aujourd’hui et, enfin, de conduire la population, à travers diverses rencontres et ateliers, vers une meilleure appréhension des arts.
 
Grâce à la résidence de Michel Azama, nous avons pu créer le Prix Godot du Festival des Nuits de l’Enclave. Ce qui en plus de la résidence des auteurs sur Valréas nous permet de faire entendre des textes d’aujourd’hui à plus de 600 collégiens et lycéens.

 


 

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SOPHIE LANNEFRANQUE

Résidence du 25 février au 24 mars 2019 avec le soutien du CNL

Elle sera en résidence d'écriture dans le cadre du dernier volet du tryptique « Héroïnes » de la Cie des Passeurs. Sophie Lannefranque abordera le thème de l'addiction et plus largement de notre relation au travail.

Synopsis : Etre ou ne pas être au travail. Telle est la question.
Être. Exister. Avoir une identité, un corps, un sens, une densité.
Avoir un travail pour mieux être.
Mais être quoi ? qui ? A quel prix ?

Sophie Lannefranque à la rencontre des publics :
- Rencontre et lecture du texte en création « Héroïnes » à la médiathèque de Visan, au Blender Café et à la médiathèque de Vaison-la-Romaine.
- Des récoltes de paroles avec les bénéficiaires de l'association le "Pied à l'étrier" à Bollène et Club des entrepreneurs de Valréas.

 

Sophie Lannefranc
BIOGRAPHIE

Née en 1972, comédienne de formation, elle a écrit une quinzaine de pièces dont une moitié de commandes et l’autre dont elle a effectué la mise en scène.
 
CHEMINEMENT
J’ai toujours écrit pour le théâtre. Comédienne de formation, je ne peux concevoir la littérature sans son incarnation. Sans les voix, les corps d’acteurs en scène, mis à nu dans l’instant brûlant, face à la salle. Sans lui, le public, cet hydre de Lerne aux multiples visages tous ensemble tournés vers la scène où il se contemple et voit son propre monde. Un échange semblable à nul autre.
 
Depuis quelques années, je me tourne vers des formes autres que l’écriture dramatique (conte, poésie, récits, chansons, scénarios) afin de multiplier les angles d’approche de la matière textuelle. J’en aime aussi les mélanges créateurs. J’aime malaxer une langue faite de multiples sources, débordant des cadres, se régalant de matériaux nouveaux.
 
MUSIQUE
Je mène fondamentalement, dans l’écriture, une recherche musicale et sonore afin de produire, chez ceux qui l’entendent, non seulement un sens mais un son, des résonances, un certain type d’énergie, un impact physique. Je m’attache à créer cette musicalité spécifique à travers les sonorités, les rythmes, les vibrations et percussions des mots. Que son et sens s’accompagnent, se croisent, se choquent, se relaient, ouvrant le champ infini des possibles de la langue.
 
MÉTHODES, APPROCHES
Au commencement d’écrire, il y a : l’endroit d’où ça parle. Comme s’il fallait, chaque fois, rejoindre quelque chose, un lieu, une atmosphère. Comme si les personnages mêmes devaient être débusqués, saisis, écoutés.
 
Et il y a l’inconscient. Toujours. Quelque part tapi. Il faut lui faire place, accepter qu’il révèle sa folie, sa sauvagerie, ses blagues absurdes. Ainsi, l’écriture peut aussi m’échapper, laissant apparaître, au détour d’un mot, une idée que je n’attendais pas, illogique peutêtre, bousculant ma volonté même. Il me faut alors recueillir cette étrange averse.
 
Le dialogue entre l’intention et l’abandon crée des échanges, des combinaisons, un enrichissement. Cela demande de varier les méthodes, de remuer le fond des textes comme le fond des mers, de se laisser « être écrit ». Traversé.
 
La langue est corps, elle est vivante, elle remue. Elle doit rester une matière en mouvement. Je considère l’écriture comme un chantier infini d’expérimentation, un site archéologique intarissable. Chaque texte est ainsi l’origine d’une expérience que je m’attache à traverser de toutes mes sensations pour mieux la transmettre.
 
Écrire c’est rejoindre un lieu disparu et en revenir avec son souvenir. C’est honorer une mémoire, servir une parole à laquelle on croit. C’est se respecter soi-même devant les autres. C’est vouloir les atteindre, les aimer. C’est un acte d’humanité.
 
TRANSMISSIONS, TRANSFORMATIONS
Depuis une vingtaine d’années, j’ai eu l’occasion de pratiquer l’écriture avec des publics très différents. Stages courts ou longs, ateliers hebdomadaires, marathons ou week-ends de découverte m’ont permis d’aborder et de visiter le territoire ÉCRIRE au moyen de techniques ludiques.
 
Je travaille à partir de consignes d’écriture simples afin de provoquer l’écrit, de “lâcher les doigts” et les mots. Je m’attache à diversifier les propositions de formes afin d’ouvrir les champs imaginaires, de permettre aux écrivains en herbe de découvrir des contrées d’eux-mêmes jamais abordées plutôt que de se réfugier dans leurs sujets et formes de prédilection. Cela permet à chacun d’explorer une diversité dans laquelle il trouvera matière à faire un véritable choix.

 

 

 

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FILIPE FORGEAU

Résidence du 10 au 21 octobre 2018 avec le soutien du CNL

Il travaillera sur son projet de roman/théâtre intitulé « Le dernier pays ».

Projet d’écriture :
Désacraliser l’auteur avec un grand A et le théâtre avec un grand T.

Montrer au public que l’écrivain (de théâtre ou d’ailleurs) est aussi un être que l’on peut croiser dans la rue ou au café, qui vit et travaille comme nous, près de nous, avec nous, dans une ville, une région, dont il est originaire ou qu’il a choisie pour retrouver – ou inventer ses propres origines.

En finir avec les poncifs du « poète maudit » ou de « l’intellectuel coupé du monde». (Re) Créer du lien, un lien, simplement, entre une femme/un homme qui écrit (décrit parfois) le monde dans lequel elle/il vit et d’autres femmes/hommes qui vivent avec dans ce monde qu’elle/il écrit (décrit parfois).

Filipe Forgeau à la rencontre des publics :
- Des ateliers d'écriture "Sur nos propres mythes" avec les bénéficiaires du RSA et de réinsertion de l'association "Coup de Pouce", l'EHPAD Beau Soleil et le Centre pénitencier du Pontet.

 

Filip Forgeau
BIOGRAPHIE

Révélé par Daniel Mesguich au Théâtre Gérard-Philipe - Centre dramatique national de Saint-Denis, Filip Forgeau, né en 1967 à Châtellerault, a publié une vingtaine de textes alternant théâtre, récits, romans chez Actes Sud - Papiers, Lansman, Le Bruit des Autres, L’Amourier, Dernier Télégramme, Les Cygnes, Incipit en W et aux éditions Théâtrales.
 
Au théâtre, une quarantaine de ses textes ont été montés et joués en France. Certains d’entre eux ont également été représentés en Suisse, en Belgique, au Québec, au Maroc, en Algérie, en Allemagne, en Italie ou encore en Bolivie.
 
Il a par ailleurs été auteur en résidence dans de nombreuses institutions en France et à l’étranger (Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon, Eugene O’Neill Theater Center à New York, Centre des écritures et des auteurs dramatiques à Montréal, Centre culturel français Albert-Camus d’Antananarivo à Madagascar, Théâtre du Grand Marché - Centre dramatique de l’océan Indien à La Réunion…).
 
Il a bénéficié de nombreuses commandes d’écriture et, en dehors des textes qu’il a lui-même mis en scène, diverses compagnies de théâtre, de cirque ou de marionnettes, ainsi que différents lieux, lui ont confié l’écriture de leurs spectacles : la Compagnie Lonely Circus pour Le Galop du girafon ; la Compagnie O’Navio pour Blanche, la nuit (sélectionné pour le deuxième tour du Grand Prix de littérature dramatique en 2008) ; le Théâtre du Sorbier pour Géant Petit Homme ; la Compagnie Sourous pour Désaffecté ; l’Ensemble Hope pour L’Infernale et Divine Comédie ; la Scène conventionnée de Bellac pour S’écorche ; la Scène conventionnée de Terrasson pour Route Mélancolie ; le Théâtre de la Digue de Toulouse pour De l’amour, de la rage et autres cocktails Molotov (Coup de cœur 2010 des lycéens dans le cadre du Printemps théâtral de Guérande) ; le Centre dramatique national du Limousin pour Les Héros imparfaits ; la Compagnie Zapoï pour Tranchées, Malgré eux, J’ai une soif de baleine dans mon ventre, Moustaches et West RN ; la Compagnie Création Éphémère pour Celui qui…, Federico(s) (finaliste du prix Godot des Nuits de l’Enclave 2018), Roméo et Univers elle ; l’Escuela nacional de teatro de Santa Cruz en Bolivie pour Liberacion…
 
Pour le cinéma, il a écrit et réalisé trois films. Deux longs-métrages : L’Iguane (adapté de son premier roman, Grand Prix Tournage Award lors des Xe Rencontres cinématographiques franco-américaines en 1993, sorti en salles en France en 1996 et en DVD chez Malavida en 2006), et Rita, Rocco et Cléopâtre (avec notamment Bernadette Lafont), ainsi qu’un moyen métrage, Boulevard des mythes (avec notamment Jean-Claude Dreyfus). Toujours au cinéma, il a également travaillé, notamment en tant qu’acteur, pour d’autres réalisateurs, dont Olivier Assayas (Irma Vep) et Patrick Grandperret (Couleur Havane).
 
Auteur formateur depuis 1987, il a dirigé de nombreux stages et ateliers d’écriture, tant pour des institutions nationales ou internationales (Conservatoire national supérieur d’art dramatique de Paris, Fémis, Académie du théâtre de l’Union - Centre dramatique national de Limoges, Conservatoire régional de Toulouse, Escuela nacional de teatro de Santa Cruz en Bolivie, Instituts français à l’étranger : Maroc, Ukraine, Croatie, Madagascar…), des festivals (France, Italie…), que pour des associations dans les cités et banlieues défavorisées, ainsi qu’en milieu scolaire, hospitalier ou encore carcéral.
 
Par ailleurs directeur artistique de la Compagnie du Désordre fondée en 1987 et conventionnée par le ministère de la Culture, il a mis en scène trente-cinq spectacles pour le théâtre et l’opéra, diffusés en France et/ou à l’étranger.
 

 

 

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MICHEL BELLIER

Résidence de décembre 2018 à avril 2019

Michel Bellier, auteur dramatique, est en résidence d'écriture depuis décembre pour l'écriture du prochain spectacle amateur du Festival des Nuits de l'Enclave 2019, une oeuvre de fiction autour de la disparition de la ligne de chemin de fer reliant Pierrelatte à Nyons en passant par Valréas.

L'auteur récoltera auprès des habitants de l'Enclave des témoignages, des informations pour l'écriture de cette création. Un projet passionnant où la population du territoire est impliquée dans ce travail de mémoire et de création.

 

 

Michel Bellier
BIOGRAPHIE

D'abord comédien, Michel Bellier est aussi dramaturge et auteur dramatique.
 
Il a obtenu plusieurs bourses d’aide à l’écriture (Centre National du Livre, Beaumarchais).
 
Il est accueilli, à plusieurs reprises, en résidence d’écriture : CNES La Chartreuse, Éclats de Scène-Centre Culturel Itinérant du Nord Vaucluse, Théâtre d'O de Montpellier, Rencontres de la Haute-Romanche, TDG Théâtre de Grasse-Scène Conventionnée, Département du Nord, Centre des Écritures Dramatiques Wallonie-Bruxelles, La Marelle-Villa des Auteurs Marseille, Festival ATC de Nancy.

Ses pièces sont jouées partout en France mais aussi en Belgique, au Québec et en Turquie. Il anime aussi des stages et des ateliers d’écriture réguliers. À destination des enseignants, des collégiens et lycéens mais aussi à l’intention de populations «empêchées» et «fragiles» (Prison des Beaumettes de Marseille, Hôpital psychiatrique d’Aix en Provence, dispositif Culture du Coeur).

En 2007, il est lauréat des Journées de Lyon des Auteurs de Théâtre pour Ils seront là bientôt, les hommes ?
 
En 2012, il est invité en Belgique par Promotion Théâtre et le Centre des Écritures Wallonie-Bruxelles dans le cadre des Tournées d’Auteur en milieu scolaire.
 
En 2014, il a été l’auteur invité par l’université de Nancy dans le cadre de la manifestation ATC (Autour du Théâtre Contemporain) qui, dans ce cadre, lui a passé commande d’un texte, la Fabrique d’Héroïnes.
 
Passager clandestin sur les musiques des autres, il aime se glisser à bord d’univers divers et en décorer l’intérieur de ses mots à lui. Il est parolier pour Samarabalouf, Zenone, Lafontaine. Il aime l’écriture qui se parle, les mots qui se chantent, et déteste les vérités qui se hurlent. Il écrit des mots au fil de l’oral. Car les mots, c’est fait pour le bouche à oreille, pour voyager à dos d’homme et de femme.
 
Il est également titulaire du Diplôme d’État pour l’Enseignement du Théâtre.

 

 

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