compagnies en résidence

ACCUEIL DE COMPAGNIES EN RÉSIDENCE

Nous proposons, en fonction des projets des compagnies, une résidence d’une ou plusieurs semaines pour la création de nouveaux spectacles.

Nous mettons à disposition des artistes :

• un lieu d’hébergement.
• des salles de travail.
• la prise en charge des repas.
• leurs déplacements.
• une enveloppe financière en fonction du temps passé en résidence.

Nous demandons aux compagnies de réserver un temps de travail (environ 1/4 du temps de résidence) aux actions culturelles (rencontres, ateliers, lectures). Les auteurs, les compagnies de théâtre, les écoles de théâtre, travaillent donc à leurs oeuvres sur Valréas en relation avec les citoyens, dans le sillon de l’Éducation Populaire et revalorisent, par leur présence, le territoire.

 


 

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LA COMPAGNIE À PRÉSENT

L'association des Nuits de l'Enclave se réjouit d'accueillir de nouveau la compagnie À Présent pour une semaine de résidence en 2017. Elle créera son spectacle en complicité avec les lycéens, les jeunes de la mission locale et les bénéficiaires de l'association Le Pied à l'étrier en les questionnant, à travers l'outil du théâtre participatif sur leur rapport au travail.

compagnieapresent.fr

 

 

« Chez Pôle Emploi »
d’après le documentaire de Nora Philippe
« Pôle emploi, Ne quittez pas! » Mise en scène Mathieu Béguier

LE DOCUMENTAIRE À L’ORIGINE DU PROJET
Dans un Pôle emploi du 93, quarante agents font face à quatre mille demandeurs d’emploi. Samia, Corinne, Thierry, Zuleika doivent soutenir et surveiller, faire du chiffre, obéir aux directives politiques et aux injonctions de communication, trouver du travail là où il n’y en a pas. C’est la vie d’une équipe qui a intégré l’impossible à son quotidien.

PROCESSUS D’ÉCRITURE
La réalisatrice Nora Philippe a écrit son documentaire PÔLE EMPLOI, NE QUITTEZ PAS avant le tournage. La réalité du quotidien de cette agence, une fois filmée, a naturellement changé le contenu d’origine mais la dramaturgie a été conservée. Le film est rythmé par une galerie de portraits. Ces personnes vivent des situations absurdes où chacun tente de faire au mieux au coeur d’un système infernal. Pour l’écriture du texte de Chez pôle emploi, il n’est pas question de faire une transposition du documentaire à la scène mais il s’agit de construire un texte de théâtre à part entière. Aussi, Mathieu Béguier fera appel à Élodie Muzelle lors de la première période de travail avec les comédiens au plateau. Nous allons découvrir un un texte avec une vingtaine de personnages qui ont chacun une histoire, mais dont on ne connaitra que des bribes lancées dans une communication empêchée.

INTENTIONS
Le monde du travail et son impact sur la vie des personnes me questionnent en tant qu’artiste et en tant que citoyen. La découverte du documentaire de Nora Philippe a été un un choc car il montre la représentation d’une envie de certains à exercer leur travail du mieux possible dans un contexte absurde. Cela montre avec les moyens narratifs du cinéma l’effet miroir entre ceux qui se démènent au travail et ceux, de l’autre côté du guichet qui espèrent désespérément en avoir un. Les situations et le climat dans les antennes de pôle emploi que j’ai fréquenté à titre personnel m’ont souvent semblé théâtrales. Après avoir visionné ce documentaire, il m‘a paru évident qu’il fallait mettre cela en scène, pour proposer au public la version de cette entreprise capable de créer des rêves et tant de désespérance. Montrer aussi ces employés, pr i s dans un engrenage infernal, tentant avec ce qui leur reste de motivation de s’en sortir ensemble.

Mathieu Béguier

 


 

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LA COMPAGNIE IL VA SANS DIRE

“Tout doit disparaître” interrogera nos gestions du dévoilement de l’intime, notamment dans les cas extrêmes que sont les états post traumatiques. Où comment le virtuel issu de l’omniprésence des réseaux sociaux et du monde médiatisé en temps réel, influent sur ces dévoilements. Les banalisent... La compagnie, accueillie une semaine en résidence à Valréas au printemps 2017, abordera ces questionnements lors de deux séances avec des lycéens.

 

 

« Tout doit disparaître »
d’Éric Pessan
Compagnie Il va sans dire
Mise en scène Olivier Barrère

LE RÉSUMÉ
“Tout doit disparaître”, c’est le premier jour des soldes. Un grand jour de bonheur, puisque les frustrations accumulées pourront l’espace d’un instant s’effacer dans ce supermarché aux promesses infinies. Puisque ce jour-là, on possède un pouvoir d’achat. Puisque ce jour-là, quelque chose est enfin possible. Et, en ce premier jour de solde, à l’ouverture, dans ce centre commercial, au “Val enchanté”, éclate une émeute. Ce jour-là, celui là même. En s’inspirant de faits divers réels, Eric Pessan propose avec “Tout doit disparaître” une fiction qui interroge la violence et le désir de consommation. Ce jour-là donc, l’écheveau, le trop plein de frustrations, d’empêchements, d’interdits, pour certain inextricable, provoque un déchainement de brutalité et d’agressivité collective. Des consommateurs amassés devant les grilles, la tension qui monte inéluctablement et l’explosion. Des évènements de l’ordre de ce que l’on nomme violences urbaines. Des dégâts ; Matériels et humains. Une mise à sac, des blessés et des morts. Cet état insurrectionnel engendre à son tour, de la stupeur, de l’abrutissement, de la léthargie et de l’inanité. A travers différents protagonistes, nous sont donnés à entendre le récit de ces instants et les traces qu’ils ont laissé.

INTENTIONS
Comment l’asservissement au travail, la dictature consumériste et celle des marques globalisées associés à une faillite de nos pensées individuelles et collectives, peuvent nous conduire au désespoir et à la violence? Comment la médiatisation des confessions intimes, par sa banalisation, prive de sens le contenu de ces témoignages, nivelle leur intérêt ? Comment la multiplication de fausses confidences, la mise en scène quasi permanente de l’intimité via nos mobiles et les réseaux sociaux, dévaluent la parole ? Et dès lors comment entendre encore ceux qui veulent raconter le monde ? Ce texte est ancré dans une réalité que nous connaissons et subissons que trop. Je veux la renverser. La violence du monde actuel a tendance à nous anesthésier, plus personne semble pouvoir bouger, nous sommes tapis, assujettis à l’inéluctable, au “on n’a pas le choix”. Je suis d’une génération qui est arrivée à l’âge adulte avec en héritage la fin des utopies et le diktat du “réel”. Le rêve et l’absolu sont devenus des éléments de marketing. La coupe est pleine. Je souhaite recolorer ce “réel”. Le faire voler en éclats. Le représenter et le travestir. Le faire enfler et éclater comme une bulle. Le monde n’est pas formaté, il est foutraque, imprévisible, débordant, dangereux et insaisissable. Vivre est une maladie mortelle. Au bout du chemin que nous restera-t-il ? Et en chemin que ferons-nous ? Il ne s’agit pas de monter un spectacle mais bien de poser au plateau les questions qui nous animent : créer la réflexion et convoquer la jubilation.

Olivier Barrère

 


 

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